L’économie présentielle et résidentielle.

La majorité des entreprises sociales font partie de l’économie résidentielle, c’est-à-dire les services de proximité qui répondent aux besoins de la population locale : éducation, santé, services aux particuliers…

Définition INSEE

La définition de l’INSEE, elle, s’attache aux activités :

L’économie résidentielle est définie comme l’ensemble des activités économiques majoritairement destinées à satisfaire les besoins des populations résidant sur un territoire.

  • S’appuyant sur la consommation locale, elle s’oppose aux activités économiques dont l’existence dépend majoritairement d’une demande extérieure au territoire et qui sont soumises à la concurrence des activités économiques identiques présentes sur d’autres territoires.
  • Au sein du territoire concerné, la concurrence entre les activités résidentielles existe toutefois.
  • Répondant aux besoins locaux des populations, elle n’est pas sujette à délocalisation.

L‘économie présentielle est l’ensemble des activités économiques destinées à satisfaire les besoins des populations présentes sur un territoire de façon continue ou provisoire.

  • Elle intègre donc la présence touristique et les activités y afférant.

Perspectives

Cette sphère représente aujourd’hui un volume d’emploi significatif en regard des activités productives (54% des emplois contre 46% pour la sphère productive).

  • Ce sont des activités qui recouvrent un large spectre de qualifications et ouvertes aux populations peu ou pas qualifiées. En revanche les emplois sont souvent moins bien rémunérés et plus précaires.
  • Ce sont des activités peu soumises aux risques de délocalisation.

Les politiques nationales et locales affichent toutes une volonté de soutien à cette économie pour répondre aux nouvelles attentes et préoccupations des habitants ainsi qu’aux évolutions démographiques (ex. vieillissement de la population).

Les actions conduites par les services de l’État, de la Région, des collectivités locales et des opérateurs de l’accompagnement au développement économique (chambres consulaires, réseaux de l’économie sociale…) sont à repenser à 3 niveaux :

  • chercher à rééquilibrer les « moteurs du développement » des territoires : un territoire « bien équilibré » notamment entre économie productive et résidentielle sera généralement plus résilient, et mieux armé face aux crises économiques
  • chercher à limiter les effets négatifs de l’économie de proximité : par exemple, la précarité des emplois
  • mieux coordonner les actions entre les approches filières et sectorielles (artisanat, commerce, agriculture, services à la personne, tourisme…) et les approches territoriales

Entreprises sociales

De part leur finalité d’intérêt général et ancrée sur le territoire au service des populations locales par définition, les entreprises sociales sont particulièrement actives dans ce champ en proposant des réponses relevant de différents secteurs d’activité :

Dès à présent, face aux enjeux de société tels que les questions d’autonomie des personnes, d’accessibilité des services, du lien social les entreprises sociales travaillent à mettre en place des réponses innovantes en concertation avec les territoires. Exemple : le projet de conciergerie de village issu de la Fabrique à initiatives.

POUR ALLER PLUS LOIN :

http://www.senat.fr/rap/r07-468/r07-46822.html

http://territoires2040.datar.gouv.fr/spip.php?article88